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Janvier au Cap Ferret : total solitude, Rien ou presque. L’érosion continue.

En janvier, total décalage entre le Ferret et le reste du monde. Dans l’actualité crises migratoires, Calais, guerre, chômage, démission de Taubira et ici rien. Que du mou, la vie au ralenti, nos spots favoris en congés annuels, les amateurs de catastrophe, les gourous de la fin du Ferret en sont pour recalculer la date de la submersion totale et définitive de notre petit monde. La pointe n’est pas tombée dans l’eau, Benoit Bartherotte et sa digue ont toujours fière allure._DSC2995

Pour combien de temps ?

Les lanceurs d’alerte savent lire les signes avant-coureurs d’une vraie catastrophe écologique. Côté océan, la dune recule sous l’effet conjugué du vent et des grosses marées. Une simple balade vers la plage des derricks et tu réalises l’ampleur du problème. L’accès à l’océan est fermé, le coup de vent du onze janvier a laissé des séquelles bien visibles.

Ce jour là, nous étions en vigilance orange alerte vagues-submersion. Le sémaphore a enregistré vers neuf heures une forte houle avec des vagues de six mètres, et météo France annonçait des rafales à 110 voire 130 km/h. Pas de gros dégâts, juste une érosion récurrente et un recul du trait de côte devenu trop banal pour faire la une des journaux. Vu de l’océan, le profil de la dune évolue à chaque hiver._DSC3101

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Voilà ce que j’ai trouvé sur le phénomène de l’érosion maritime

En premier, la zone des passes du bassin d’Arcachon constitue un ensemble à part dont l’évolution est liée à l’activité hydraulique du bassin. En 2011, l’étude stratégique de gestion du trait de côte du BRGM a établi une cartographie du littoral en évaluant le recul par zones homogènes. Au Cap Ferret, il est entendu que le trait de côte recule de plus de 4 mètres par an. En prenant pour origine 2009, si l’évolution suit le même rythme, on peut parier sur un recul global du trait de côte de 44m en 2020 et 124m en 2040.

Côté océan, les dunes appartiennent au conservatoire du littoral. L’établissement public, crée en 1975, lutte essentiellement contre l’érosion éolienne. La dune est fixée par la pose de ganivelles, de couverture de branchages et la plantation de végétation adaptée type oyats. On parle d’un accompagnement du phénomène naturel, d’une gestion raisonnée. Le conservatoire préserve un milieu menacé sans défendre le trait de côte de façon absolue._DSC3109

Aucune action n’est menée pour contrer l’action des marées. L’homme semble impuissant devant le phénomène, nous sommes dans l’attente d’une catastrophe ou d’un providentiel renversement de tendance qui verrait la dune réengraissée par des apports en sable. Comme beaucoup de théories, celle là ressemble furieusement à une Utopie.

En attendant, le paysage se transforme sous nos yeux. Normalement terminée par une faible pente, la dune prend des allures de falaise de sable. Le terrain se fragilise, des éboulements emportent la fin de certains chemins d’accès à la plage. Rien de très grave pour le moment, l’impact se limite à un changement d’itinéraire pour nos balades du dimanche. Mais demain ?_DSC3114
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